La pandémie de COVID-19 a pour effet secondaire l’avènement de mots nouveaux, mais aussi la montée au créneau de termes moins fréquents en temps normal. C’est encore un point que cette pandémie a de commun avec les guerres, périodes toujours riches en néologismes.

Pour cette série d’articles sur l’évolution de la langue française pendant la pandémie de COVID-19, j’aurais pu choisir pour titre Le français à l’heure du coronavirus, allusion à Mon village à l’heure allemande, car il est vrai que nous sommes en guerre. J’ai finalement renoncé à employer « à l’heure de », ce cliché usé jusqu’à la corde tant les journalistes le ressassent depuis l’après-guerre (c’est-à-dire depuis les années 1950, bien qu’après-guerre soit antérieur à la Première Guerre mondiale, comme je l’ai découvert en écrivant Mots de la Der et d’aujourd’hui).
En effet, le but de ces articles est précisément de prendre un peu de recul par rapport au langage que reprennent à l’envi les journalistes et les moyens d’informations de masse. Il s’agit de se poser quelques questions sur quelques termes et formules dont on nous abreuve, sur certains éléments de la logorrhée médiatique en temps de crise sanitaire.

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